Oui… ça faisait un moment que je n’avais pas écrit ici, je l’avoue sans détour 🙈
La vie a appuyé sur pause (ou plutôt sur mode chaos) après un incendie majeur dans mon appartement. Rien de dramatique ici, promis, mais beaucoup de logistique, de boîtes, de paperasse et un relogement à gérer.
Pour te donner une idée très précise de l’ambiance : on a été évacués au saut du lit, dehors en pyjama, par -20 °C, à deux doigts de demander aux pompiers si on pouvait se rapprocher du feu pour se réchauffer. Bref, pas exactement l’environnement idéal pour écrire tranquillement, un thé chaud à la main, avec une playlist inspirante en fond sonore.
Moment cocasse dans tout ça : en évacuant, j’appelais Monsieur.
Les pompiers me demandent très sérieusement :
« Il y a quelqu’un d’autre à l’intérieur ? »
« Oui… Monsieur. »
Petit silence. Regard inquiet.
« Monsieur, c’est mon chat. »
J’imagine encore les pompiers appeler « Monsieur ! Monsieur ! » dans l’immeuble 😅
Mais rassure-toi : mon beau Monsieur a été évacué en parfaite sécurité. Mieux encore, il a même reçu des léchouilles-câlins de Willow, le chien des voisins. Et contre toute attente… il n’a rien dit. Il a pris le câlin. Comme un seigneur.
Côté écriture
Malgré tout ça, j’étais bien occupée. J’étais plongée jusqu’au cou dans l’écriture de Le tombeau d’Ophélia.
Si tu fais partie des lectrices et lecteurs du manuscrit ouvert “en direct”, bonne nouvelle : je vais bientôt reprendre l’écriture.
J’ai réussi à me trouver un ordinateur d’occasion pour travailler un minimum en attendant mieux. Et honnêtement… une chance que je sois une psychopathe assumée de la sauvegarde de fichiers 😂
Tu sais, le fameux système : doc, copie de doc, doc1, doc2, doc3, datés, numérotés, classés. Rien ne se perd. Jamais. Mon cerveau peut dormir tranquille.
Côté lecture
Petite confession : ma liseuse, elle, n’a pas survécu.
Mais miracle inattendu, la seule pièce totalement épargnée par l’incendie, c’est le salon… là où se trouvait ma bibliothèque. Mes précieux. Mes livres. Et tous mes albums photos souvenirs. Autant te dire que mon cœur s’en est remis un peu plus vite.
J’ai donc lu. Beaucoup. Et surprise : je me découvre une véritable passion pour la fantasy.
J’ai repris Le Prince cruel de Holly Black, que j’avais commencé puis abandonné à l’époque, et je l’ai dévoré d’une traite. Dans la foulée, je suis plongée dans Le Roi maléfique et… comment dire… je comprends l’obsession maintenant 😅
Romantasy ou pas, ça fait battre le cœur et ça nourrit l’imaginaire, et c’est tout ce que j’aime.
Côté séries
En ce moment, je regarde Younger sur Netflix.
C’est une série très fraîche, drôle, sans prise de tête, avec des épisodes de 20 minutes, parfaite quand le cerveau est un peu fatigué mais qu’on a quand même envie d’une bonne histoire.
Ça raconte le quotidien de Liza, une femme de 40 ans qui, pour retrouver du travail dans l’édition, se fait passer pour une vingtenaire. S’ensuivent des quiproquos savoureux, des mensonges pas toujours très solides, des situations professionnelles improbables et des réflexions étonnamment justes sur l’âge, la place des femmes, le travail et le regard qu’on porte sur soi (et que les autres portent sur nous).
C’est léger, intelligent, souvent très drôle, et franchement réconfortant.
J’ai aussi repris The 100. Je m’étais arrêtée à la saison 3 à l’époque, et j’adore retrouver les personnages, comme si je les avais laissés hier.
On est dans une dystopie futuriste où l’humanité a presque disparu après une catastrophe nucléaire. Les survivants vivent dans une station spatiale et envoient cent jeunes délinquants sur Terre pour vérifier si elle est redevenue habitable. Ambiance.
Ce que j’aime particulièrement, ce sont les personnages centraux, imparfaits, parfois brillants, parfois profondément agaçants, mais toujours humains. Clarke, Bellamy, Octavia, Raven… chacun porte ses choix, ses contradictions et ses cicatrices. La série explore sans détour le chaos, les dilemmes moraux, les luttes de pouvoir et les décisions impossibles prises “pour le bien commun”.
C’est sombre, intense, souvent brutal, mais terriblement prenant. Une dystopie comme je les aime : chaotique, humaine et jamais confortable.
J’ai aussi commencé la dernière saison de Stranger Things… mais je n’ai vu que le premier épisode.
Interdiction formelle de me spoiler.
Sous peine de malédiction karmique immédiate 😌
Fil rouge (que je commence à assumer)
En regardant tout ça, je me rends compte d’une chose : je gravite de plus en plus autour de la dystopie et de la fantasy.
Des mondes un peu cassés, des sociétés bancales, des règles injustes, des personnages obligés de survivre, de choisir, de désobéir parfois. Des histoires où rien n’est confortable, mais où l’humain, l’émotion et les liens prennent toute la place.
Que ce soit dans The 100, dans mes lectures fantasy ou dans l’univers du Tombeau d’Ophélia, je crois que ce que j’aime profondément, ce sont les récits où l’on continue d’aimer, de créer et de lutter… même quand tout part en vrille.
Visiblement, j’écris et je consomme des histoires qui me ressemblent plus que je ne veux bien l’admettre 😅
Pour cette nouvelle année
Je te souhaite des vœux très simples, mais essentiels :
des livres qui t’attrapent par surprise,
des séries qu’on regarde “juste un épisode”… puis trois,
des personnages impossibles à quitter,
et tout le reste qui rend la vie plus douce entre deux chapitres.
Un mot, tout en douceur
Avant de te laisser, un mot dit avec beaucoup de pudeur et de bienveillance :
j’ai mis en place une cagnotte GoFundMe pour m’aider à remplacer une partie de mon matériel de travail, que l’assurance ne couvre malheureusement pas entièrement. Rien d’obligatoire, jamais. Mais si tu veux ou peux donner un coup de pouce, ou simplement partager, sache que c’est reçu avec énormément de gratitude.
Merci d’être là, de lire, de soutenir, même en silence.
On se retrouve très bientôt, entre deux pages… ou au détour d’un chapitre d’Ophélia.
Avec toute ma tendresse (et un café à la main),
Sandra ☕✨