J’écris OphĂ©lia dans une lumière tamisĂ©e, parce qu’il paraĂ®t que mon cerveau s’Ă©claire mieux dans l’obscuritĂ©.
C’est une romance gothique, une histoire d’amour très Ă©trange, mais promis, j’ai prĂ©vu un Happy end.
Au départ, je l’avais commencée comme un challenge, pour Halloween. Et les challenges, tu me connais : c’est un peu comme si j’avançais avec une fusée coincée dans le derrière.
Souviens-toi, c’est exactement comme ça que la romance Deadline est née. Un simple défi… qui a fini en quatre tomes. 🚀🖤
Bref, avec Ophélia & Ewan, je me fais plaisir.
Je n’aurais jamais cru aimer écrire une romance gothique (vraiment jamais)
Honnêtement, si on m’avait dit un jour que j’adorerais écrire une romance gothique, j’aurais probablement levé un sourcil. Minimum.
Et pourtant, l’histoire d’OphĂ©lia s’est imposĂ©e sans prĂ©venir.
Aucune stratégie. Aucun plan. Ouep.
Avec le recul, je me dis que tout était peut-être déjà là .
Il y a fort à parier que ça a commencé avec Edward aux mains d’argent.
Ce personnage un peu Ă part, fragile, maladroit, romantique.
Ou avec Dark Shadows, ses manoirs, ses secrets, son humour noir et ses personnages clairement pas faits pour une vie normale. Ou peut-ĂŞtre que je fais une fixette sur Johnny Depp.
Et puis, évidemment, l’univers de Tim Burton.
Lui, il m’a appris un truc essentiel : on peut raconter l’amour ailleurs que dans la pleine lumière.
Dans l’étrangeté.
Dans le clair-obscur.
Et parfois avec une bonne dose de bizarrerie assumée.
L’époque victorienne, les recherches… et tous ces trucs un peu glauques que j’adore

Ce que j’aime aussi énormément dans l’écriture d’Ophélia, c’est tout ce qu’il y a autour : les recherches, l’époque victorienne, ses codes sociaux ultra rigides et ses maisons beaucoup trop grandes pour le nombre de gens qui y vivent.
J’adore fouiller cette période. Vraiment.
Ses croyances étranges, ses rites funéraires fascinants (et parfois franchement glauques), ses maladies mal comprises, ses objets chargés de symboles.
Cette relation très particulière à la mort, au deuil, au souvenir.
Non, ce n’est pas morbide.
C’est romanesque.
Et surtout, c’est un terrain de jeu incroyable pour écrire une romance gothique.
Lire Ophélia pendant qu’elle s’écrit (oui, c’est possible)
Pour Ophélia, j’avais envie de faire les choses autrement, sans attendre que tout soit parfaitement relu, bien coiffé et prêt à faire semblant d’être sage.
Le roman se laisse lire pendant qu’il s’écrit, comme entrer dans une maison encore en travaux : on voit apparaître les personnages, les tensions, l’atmosphère… et oui, même mes recherches et mes annotations, celles qui n’auront clairement pas le droit d’entrer dans la version éditée.
Ce n’est ni une version finale ni une lecture pressée, mais une immersion un peu indiscrète, pour celles et ceux qui aiment les romances gothiques, lentes et légèrement indisciplinées.
La porte n’est pas grande ouverte, mais disons qu’elle n’est clairement pas verrouillée.
Si l’envie te prend d’y entrer avant la fin…
Tu viens, on se retrouve lĂ -bas ?